D-DAY - NORMANDIE 44
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Le 6 juin 1944, à l'aube.

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Le 6 juin 1944, à l'aube.

Message  Bobabs le Mar 21 Fév - 10:23

Le 6 juin 1944, à l'aube, une armada de 5000 navires et 130.000 hommes, protégée par 10.000 avions, s'approche des côtes normandes.
Elle s'apprête à débarquer sur les plages de Normandie pour chasser les Allemands d'Europe occidentale, établir une jonction avec les troupes soviétiques et en finir avec le nazisme.

Dénommée «Overlord» (suzerain en français), cette opération aéronavale est la plus gigantesque de l'Histoire.

Commandé par le général américain Eisenhower, le débarquement de Normandie a été préparé en secret en Angleterre, dès la fin 1943, avec pas moins de 3.500.000 hommes.

Les Alliés ont réussi à convaincre Hitler que leur débarquement aurait lieu plus au nord, dans le Pas-de-Calais, ce qui leur permet le jour venu d'affronter que 17 divisions allemandes sur les 50 présentes dans la région.

Le jour J

Dans la nuit du 5 au 6 juin, 23.500 parachutistes sont lâchés derrière les lignes ennemies. À l'intérieur des terres, les réseaux de résistance s'activent.

Au matin du Jour J, à 5h30, les avions alliés et une demi-douzaine de cuirassés bombardent les fortifications des plages et des falaises.

Le 6 juin 1944, le jour du débarquement, la situation militaire est très favorable aux alliés. Depuis les victoires de 1942, Anglais, Soviétiques et Américains ont redressé la situation et progressent vers l'Europe dans l'objectif de mettre fin au nazisme. Les Américains ne peuvent qu'envisager un débarquement pour soutenir l'effort de guerre soviétique sur le continent.

La participation au débarquement est éclectique : Polonais, Belges, Canadiens, Norvégiens, Néerlandais et Français embarquent avec les Anglais et les Américains. La nécessité d'un débarquement fut évoquée lors de la conférence de Casablanca en 1943 (janvier). En décembre, au Caire, l'idée prit corps. Le général Eisenhower est alors nommé commandant de l'opération "overlord". Trois débarquements ont déjà précédé en Afrique du Nord, en Sicile et en Italie. Il y eut aussi un précédent à Dieppe (19 août 1942) qui acheva par un fiasco. 3 379 hommes furent tués ou faits prisonniers soit la moitié de l'effectif. Les alliés comprirent qu'il leur fallait être attentif au moindre détail, par exemple à la nature du terrain.

Ainsi Churchill a l'idée, pour débarquer hommes et matériel, de faire construire des ports artificiels. Le débarquement doit se dérouler près des côtes pour pouvoir profiter de l'appui de l'aviation : c'est-à-dire à moins de 240 km. En janvier 1944, Eisenhower installé à Londres réfléchit à tous les aspects de la question. 1 200 000 soldats américains se rassemblent dans le sud de l'Angleterre. Ils sont venus à bord de navires de guerre : les Queen Mary et Queen Elizabeth dans un océan Atlantique infesté de sous-marins. Au début de 1944, on compte 750 000 Américains avant que n'arrivent près de 137 000 engins à roues ou à chenilles, 4 200 autres véhicules, 3 500 pièces d'artillerie et 750 000 tonnes de matériel à partir de cette date.

De nouvelles armes sont utilisées à cette époque pour surmonter les problèmes logistiques : le tank "crocodile" est par exemple capable de jeter des flammes sur les blockhaus.



Les GI's appelent la jeep "Pulmonia Wagon" (véhicule pour attraper une pneumonie). En 1941, l'usine Willys de Toledo sort une jeep toutes les 80 secondes. Comme il n'y a pas de clé de contact, le propriétaire doit emmener une pièce essentielle du véhicule pour empêcher le vol. Sur les 640 000 jeeps construites pendant la guerre, 250 000 sont perdues au combat. En outre, des stations de pompage sont construites sur la côte sud de l'île de Wight et le pétrole est acheminé par un pipeline sous l'océan (opération PLUTO Pipe Line Under The Ocean). De plus, Eisenhower est à l'origine de la fabrication de chars amphibie DD (Duplex Drive, "Donald Duck"). Des péniches de débarquement sont enfin fabriquées.

L'opération "Fortitude" (courage) est destinée à tromper l'adversaire sur le lieu de débarquement. Même la Résistance crût un moment à un débarquement en 1943 : les réseaux prirent -pour l'anticiper- des risques inconsidérés ce qui provoqua des arrestations. Il apparaît aujourd'hui que les services anglais ont délibérément fait capturer des agents pour que, sous la torture, ils livrent de faux renseignements sur un débarquement dans le Nord-Pas-de-Calais. Les Alliés profitèrent des renseignements et de la préparation du terrain par la Résistance : sabotages des voies de communication, des transmissions, des entrepôts de carburants, brouillage des itinéraires des troupes allemandes qui remontent vers la Normandie. Les vers de Verlaine prononcés à la radio de Londres ne donnèrent de renseignements que sur la date et à un seul réseau : "Les sanglots longs des violons de l'automne bercent mon cœur d'une langueur monotone" fut le message dicté en deux fois. Toute la Résistance se mit en action le même jour pour créer un climat d'insécurité dans le camps Allemand (3 040 km de voies ferrées furent par exemple détruites). Début juin la radio de Londres donna le vrai signal : "Ouvrez l'œil et le bon" ; "Tout le monde sur le pont" ; "Messieurs, faites vos jeux" ; "Le gendarme dort d'un œil" ; "Les carottes sont cuites" ; "Les dés sont sur le tapis" ; "les enfants s'ennuient le dimanche", autant de messages pour prévenir les Résistants d'entrer en action.

Avant le Jour J, des leurres sont placés pour être vus des avions espions allemands dans le Kent (des engins en caoutchouc ou en contreplaqué). Le groupe armé Patton se dote d'un quartier général imaginaire qui émet de faux messages. Les zones de déploiement sont définies à ce moment : les Américains débarqueront à Utah et Omaha Beach ; les Britanniques et les Canadiens à Gold, Juno et Sword. Le Jour J, 50 000 hommes, 1 500 chars, 2 500 véhicules, 3 000 canons débarquent. La date a été fixée en fonction de paramètres précis : le débarquement doit se dérouler à l'aube ; la mer doit être à mi-marée et ce jour doit être un jour de pleine lune pour aider les avions.

En face, derrière le mur de l'Atlantique (12 000 ouvrages bétonnés avec
4 000 bouches à feu), l'armée allemande attend l'adversaire.



Depuis mars 1944, la Wehrmacht compte 1 600 000 hommes dans le secteur sous les ordres de Von Rundstedt, supérieur de Rommel. Rommel, l'homme de l'Afrikakorps, est chargé en novembre 1943 d'une mission d'inspection du mur de l'Atlantique, il est promu en janvier 1944 commandant en chef des armées de la Hollande à la Loire. Mais les hommes sont fatigués et le meilleur matériel est sur le front de l'Est. Dans ces circonstances, Rommel fait preuve d'ingéniosité : ses hommes installent des "asperges", des tétraèdres d'acier sur les plages.

Le soir du 4 juin, il prend pourtant la route de l'Allemagne, pour rejoindre sa femme dont l'anniversaire est le 6 juin. Le temps est épouvantable. Rommel est persuadé que les alliés ne vont pas agir maintenant. Il n'est donc pas là le jour J.

Le 6 juin, les premiers navires se rassemblent au sud de l'île de Wight, au lieu appelé "Piccadilly Circus". À partir de 21 heures, les messages à la BBC sont envoyés à la Résistance. L'opération débute à 0h15 par le parachutage de 360 hommes.

0h20 : 180 Anglais arrivent sur le canal de Caen et sont chargés de nettoyer la plage.
0h50 : parachutage raté sur la rive droite de l'Orne (beaucoup de soldats meurent noyés dans les marais) ;
1h30 : nouveau parachutage pour dégager les routes qui partent de la plage Utah ;
2 heures : Hitler dort et les Allemands tardent à se mettre en route.
3 heures, les premières barges sont mises à la mer ;
4h40 : première vague d'assaut qui arrive dans une mer déchaînée, à 15 km des côtes. Il faut deux heures aux soldats pour arriver jusqu'aux plages.


Dernière édition par le Jeu 23 Mar - 10:49, édité 4 fois

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Le 6 juin 1944, à l'aube

Message  Bobabs le Mar 21 Fév - 10:25

SUITE.../...

Ils sont trempés, gelés, malades.
5-6 heures : début de bombardements depuis la mer avec une grande imprécision en raison du brouillard.

6h30 : beaucoup de chars ont coulé, les soldats qui débarquent sont décimés...
10 heures : Hitler est réveillé mais ne croit pas au vrai débarquement.
16 heures : retour de Rommel.
22 heures, la BBC déclare : "Courage, c'est commencé ! A demain...". Le

8 juin, les alliés disposent d'une bande littorale de 56 kilomètres.

À Omaha Beach, l'opération a été rendue difficile par la présence d'une unité d'élite de l'armée allemande : les pertes s'élèvent à 14 000 hommes.

Hitler est encore persuadé que le salut viendra des armes secrètes préparées par le Reich comme les V1 qui commencent à tomber sur Londres.

Un soldat allemand, témoin du débarquement, avoue son désarroi : "Nous avions beau avoir vingt ans et afficher l'insouciance de notre âge, nous savions tous que la fin approchait. Dans la soirée du 6 juin, il était devenu clair que les envahisseurs avaient pu mettre pied sur les plages de la lointaine Normandie, que le "Mur de l'Atlantique" n'avait pas tenu ses promesses."

Sword

Les troupes britanniques commencèrent à débarquer à 7h30. Les navires et avions alliés avaient bombardé les positions allemandes toute la nuit, mais les soldats allemands réussirent tout de même à grandement ralentir les Britanniques. Hermanville fut libérée à 10h, mais les combats coûtèrent aux soldats britanniques 604 tués et blessés. Ils parvinrent à libérer Lion le lendemain. Les 177 soldats français arrivèrent à Collevile-sur-Orne à 8h45. Ils parvinrent ensuite à neutraliser les fortifications de Riva-Bella. A 13h30, ils rejoignirent la 6e division aéroportées à Bénouville. 28 845 soldats avaient débarqué à Sword. La tête de pont qu'ils établirent passait par Périers-sur-le-Dan, Biéville-Beuville et Blainville.

Les 130 paras de la 6e divisions aéroportée britannique prirent les ponts de Bénouville (Pegasus bridge) et de Ranville durant la nuit du débarquement.

Le pont de Bénouville

A 3h, une cinquantaine de planeurs larguèrent 1 000 soldats qui leur apportèrent leur aide.

82 éme

La batterie de Merville fut prise au matin par 150 hommes, mais elle retomba ensuite aux mains des Allemands qui réussirent à la garder jusqu'au 18 août. Les Alliés construisirent les ports artificiels de Saint-Laurent-sur-Mer (détruit lors d'une tempête qui dura du 19 au 22 juin) et d'Arromanches (finalisé le 19 juillet et qui fut utilisé jusqu'en automne 1944).

Le 14 juin débarque le Général de Gaulle.

Une heure plus tard, cinq divisions commencent à débarquer sur autant de plages aux noms codés.

Utah Beach Premiere vague Omaha Beach

De l'ouest vers l'est, Utah et Omaha (troupes étasuniennes), Gold (troupes britanniques), Juno (troupes canadiennes) et Sword (troupes britanniques).
La chance sourit aux Alliés qui n'ont à affronter que deux avions de chasse allemands. Quant aux chars allemands, ils sont restés en réserve à l'intérieur des terres.

C'est ainsi qu'à la fin de la journée, 135.000 hommes ont déjà réussi à poser le pied sur le sol français.

Débarquement de la 2edivision US Débarquement des troupes britanique

Après le succès du débarquement de Normandie, les stratèges alliés s'attendaient à ce que la bataille de Normandie soit de courte durée, ils se trompaient. Les conditions étaient idéales pour les défenseurs allemands : connaissance du terrain, troupes endurcies, terrain difficile, etc... Une bataille qui n'aurait dû durer que trois semaines et qui dura presque trois mois...

L'offensive depuis les plages

Les débuts de la bataille sont prometteur pour les Alliés; après l'établissement de leur tête de pont, Bayeux tomba aux mains de la 50e division britannique le 8 juin. Malheureusement, les Allemands purent s'emparer de plans alliés, ils surent dorénavant l'emplacement exacts des têtes de ponts alliées ainsi que des troupes qui s'y trouveraient, ils purent donc préparer leur défense en conséquence. En plus des troupes régulières, les hommes de la Résistance participent à l'effort de guerre en exécutant le plan Vert, visant à nuire au transport de troupes et de munitions. Cette opération fut un succès et en deux jours, 98 locomotives furent détruites.

Au matin du 10 juin 1944, plus de 326 000 soldats alliés ont déjà débarqués sur les plages normandes, accompagnés de plusieurs milliers de véhicules. Les Alliés entreprennent les jonctions entre les différentes plages du débarquement, elles seront toutes complétées d'ici le 13 juin. Les premiers contretemps se font sentir ; à Caen, les soldats canadiens buttent sur la 12e division blindée SS "Hitlerjugend". Ces jeunes garçons complètement fanatisés opposent une résistance farouche aux soldats alliés. Les troupes britanniques n'ont cessée de se battre depuis le 6 juin, elles sont extenuées et Montgomery refusa donc de les envoyer tout de suite en renfort à Caen, estimant que ses soldats n'étaient pas en état de faire face à une telle opposition. Les Canadiens n'apprécièrent qu'à moitié cette décision, bien qu'elle fut logique.

Les Américains eurent plus de chance, dans les premiers jours de la bataille, ils affrontèrent des unités de la Wehrmacht dont une bonne partie des soldats n'étaient même pas allemands, ils n'avaient donc pas reçu le même entraînement et n'étaient pas aussi motivés. L'exception est la ville de Cherbourg où les troupes allemandes opposent une farouche résistance. Le terrain avantage également les Allemands, la ville est entourée de champs marécageux et de haies, idéales pour tendre des embuscades. Le général Bradley eu tôt fait d'exiger l'envoi de renfort. Le 14 juin, le général de Gaulle était de retour en France, geste symbolique qui redonna du courage à la population.

Caen : l'enfer pour les Canadiens

Pendant ce temps, la tentative de Montgomery de prendre Caen à revers (via Villers-Bocage) s'est avérée un échec complet coûteux en vies humaines, notamment parmi certaines unités d'élites. Les Allemands ont tout bonnement laissés les soldats britanniques progresser sans leur opposer de résistance pour finalement les prendre de flanc avec la 501e division blindée SS (majoritairement composée de blindés lourds, contre lesquels les Shermans ont peu d'espoir de vaincre). Les immenses pontons flottant Mulberry d'Arromanche permettent cependant aux troupes alliées de recevoir un apport constant en hommes et en armes, ce qui leur permet de tenir. A défaut de pouvoir prendre un port (comme ce fut tenté à Dieppe), les Alliés se sont résolut à en construire un de toutes pièces, chose rendue possible grâce aux ingénieurs britanniques.

Les combats se poursuivent donc en Normandie et certains généraux américains commencent à se douter que la bataille sera bien plus longue que prévue. Il aura fallut attendre le 18 juin pour que la ville de Carteret (ouest du Cotentin) soit atteinte et le 20 pour que Cherbourg soit en vue. Le 24 juin, les rapports alliés indiquent que 750 000 hommes ont débarqués depuis le jour J, ils annonçaient également que plus de 5 000 d'entre eux avaient déjà été tués. Le 30 juin, le cap de La Hague (et avec lui tout le reste du Cotentin) tombe aux mains des Américains, 6 000 soldats allemands se rendent.

A Caen, les combats ne semblent pas vouloir baisser en intensité. Durant la nuit du 7 au 8 juillet, des bombardiers de la RAF ainsi que le cuirassé Rodney ont lourdement bombardé la ville de Caen, toujours ardemment défendue par les Allemands. Au soir du 8 juillet, la rive droite de l'Orne est prise (malgré l'action des blindé du colonel SS Meyer). Les Canadiens (présents depuis le début des hostilités) notent cependant une baisse dans l'organisation des défenseur, il faut savoir que presque tous les officiers allemands avaient été tués. Montgomery est incapable de faire avancer la situation à Caen et est ouvertement critiqué par les autres généraux alliés. Les Allemands tiennent toujours la côte 112 (point stratégique capital) et les pertes humaines sont énormes. Le 10 juillet, dans un désir de faire avancer les choses, Montgomery ordonne l'opération Goodwood. Celle-ci consiste en l'attaque de Caen par l'est par la IIe armée britannique. Il ordonne également l'opération Cobra : attaque de Saint-Lô par la Ière armée américaine. L'offensive sur Caen est énorme, surtout en matière de blindés, 750 chars foncent sur la ville. Malheureusement, les Allemands purent contenir cette attaque et au matin du 20 juillet, le général Dempsey décide d'arrêter l'opération, celle-ci avait coûté aux Britanniques 5 537 hommes et 400 chars. Montgomery ordonna une autre attaque, mais les 80 chars Tigres et Panthères allemands placés sur les hauteurs du Bourguébus (et sous les ordres du général Joseph Dietrich, réputé intraitable) réussirent à repousser tous les assauts alliés.

Arrivée en Bretagne

Dans le cadre de l'opération Cobra, les Américains attaquèrent Saint-Lô et réussirent à en conquérir les hauteurs le 18 juillet, après de longs et durs combats. La bataille du bocage était particulièrement violente, on assistait parfois à des charges à la baïonnette qui auraient parfaitement trouvées leur place durant la Première Guerre mondiale. Malgré une victoire casi-totale sur les troupes allemandes, les 5 000 victimes américaines firent réfléchir les généraux qui estimèrent que ces opérations avaient été bien trop coûteuses en hommes et en matériel. Les combats pour la prise de la route allant de Saint-Lô à Coutances (premier objectif de l'opération) avaient été particulièrement difficiles. La route étant entourée de haies, les Allemands purent tendre des centaines d'embuscades aux Américains, allant parfois jusqu'à dissimuler des chars entiers qui ne révélaient leur position qu'après avoir tiré. Le 28 juillet, Coutances tombe enfin aux mains des soldats américains.

Le 31 juillet, la ville d'Avranches est libérée, mais sa libération exigea cinq jours de durs combats livrés par les troupes américaines face à des troupes allemandes tenaces, il est évident que les Allemands de ce secteur se battent avec l'énergie du désespoir. Après la conquête de la ville, les généraux Bradley et Patton (respectivement en charge des Ière et IIIe armées américaines) tournent leurs regards vers la Bretagne. L'intensité des combats autour de Caen avait convaincu les Allemands que se secteur était la première priorité alliée et que la Bretagne serait attaquée par la suite, von Kluge y envoya donc le gros de ses troupes. La perte d'Avranches empêcha les Allemands d'organiser une contre-attaque dans le secteur, ce qui permit aux unités américaines de souffler un peu.

Reprise de l'offensive américaine dans le sud de la Normandie

Le 1er août, les 16 000 hommes de la 2e division blindée du général Leclerc débarquent à Utah Beach en Normandie avec leurs 240 chars et 650 canons, un jour qu'ils attendaient depuis quatre ans. Les combats continus de plus belle en Normandie. Le 11 août, les Canadiens de la Ière armée attaquent Falaise dans le cadre de l'opération Totalisateur, mais ils furent repoussés. Pendant ce temps, Leclerc et sa 2e D.B. entrent dans Alençon sans trop de difficultés. Ses hommes durent cependant essuyer le feu de canons embusqués allemands, un autre exemple de l'avantage de défendre le bocage.

Le 7 août, la RAF s'en prend aux blindés allemands de la région de Falaise, pour permettre aux troupes canadiennes et polonaises de passer. Tandis que les Typhoon britanniques firent mouche en détruisant nombre de blindés allemands, les appareils de l'US Army Air Force tuèrent 65 de leurs propres hommes. Ce drame n'aida en rien les soldats américains dont le moral était déjà éprouvé.

Les Américains veulent profiter que les Allemands en Bretagne soient bloqués pour en finir avec la Normandie, Patton fait donc route vers la Seine. Le 12 août, les Alliés tiennent déjà Le Mans et et Alençon, mais il reste à prendre Argentan. La tactique de Patton est simple : attaquer la ville de manière à ce que le 2e corps SS Panzer (dirigé par le général Hausser) se retrouve coincé entre ses troupes et les troupes canadiennes qui attaquent Falaise. Lors d'une tentative de contre-attaque, dont les ordres avaient été préalablement décryptés par les Américains, les Panzers durent faire face à une nuée de chasseurs-bombardiers alliés venus les arrêter, tâche dont ils s'acquittèrent sans trop de difficultés. Von Kluge prie Hitler de le laisser battre en retraite pour préserver ses hommes et pouvoir organiser une contre-attaque descente, mais ce dernier ne veut rien entendre.

Argentan et Falaise et l'ouverture de la route vers Paris

Tandis que les Canadiens se battent à Falaise, le 15e corps américain (dirigé par Bradley) s'arrête devant Argentan le 13 août, privant ainsi les soldats canadiens d'un support dont ils auraient bien besoin. En effet, une attaque américaine aurait forcé les Allemands à envoyer plus de troupes à Argentant, autant de troupes en moins à affronter pour les Canadiens. Le 14 août, 13 Canadiens meurent héroïquement en tirant des fusées éclairantes pour la RAF (leur indiquant où tirer), ils furent immédiatement repérés et abattus. A ce stade ci, les Canadiens sont à 7 km de la ville. Le 15, les Alliés (dont les troupes du général de Lattre de Tassigny) débarquent en Provence, ouvrant ainsi un deuxième front en France. Le 17, la Ière armée canadienne du général Crerar prend Falaise et le reste des défenseurs de Saint-Malo se rendent aux Américains. Cependant, des troupes allemandes résistent toujours dans la région de Falaise.

Le 19 août, les troupes de Patton tiennent Chartres et Orléans. De plus, Fontainebleau n'est plus très loin. Les Allemands sont donc dans une situation précaire. Les Canadiens les repoussent de plus en plus autour de Falaise, et les Américains sont derrière eux. Le général von Kluge, après avoir été demis de ses fonctions par Hitler (persuadé qu'il tentait de négocier avec les Alliés) se suicida. Il fut remplacer par le maréchal Model, mais celui-ci ne pouvait pas faire grand-chose de plus. Les Alliés ne sont plus alors qu'à 65 km de Paris. Le 20 août, les restes de la VIIe armée allemande tentent de s'enfuir de la poche de Falaise, harcelés par les assauts non interrompus des Canadiens. Le 21 août, la poche de Falaise n'est plus, mais 30 000 soldats allemands purent s'enfuir. Cette ville aura vu couler le sang de la Ière armée canadienne pendant plus de deux semaines.

Il faudra encore huit mois de combat avant que l'Allemagne ne capitule.

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