D-DAY - NORMANDIE 44
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La bataille de Normandie et la libération de la France.

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La bataille de Normandie et la libération de la France.

Message  Bobabs le Mar 21 Fév - 10:06

LA BATAILLE DE NORMANDIE ET LA LIBERATION DE LA FRANCE. JUIN – SEPTEMBRE 1944
En résumé

Carte Picadilly2

Depuis le mois de juin 1940, la France se trouvait sous l’occupation allemande ; à l’exception des raids et des infiltrations d’agents spéciaux, aucun soldat allié n’avait posé le pied sur le sol Français jusqu’au 6 juin 1944. Ce jour-là, les forces alliées, dans une opération combinée la plus vaste de l’histoire, débarquèrent en Normandie et, en moins de trois mois, pratiquement toute la France fut libérée.

Cette opération ne fut rendue possible que grâce à la maîtrise de la mer et de l’air que détenaient les alliés. Les Allemands furent induits en erreur quant au jour, au lieu et à l’importance des débarquements et furent amenés, de ce fait, à disperser leurs forces défensives dont la concentration et l’approvisionnement ultérieurs furent entravés par les incessantes attaques aériennes et par la campagne de sabotage menée par la Résistance Française.



Les débarquements par mer furent précédés du parachutage de trois divisions aéroportées - la 8èmme et la 101ème Division Américaine sur la presqu’île du Cotentin et la 6ème Division Britannique pour assurer le flanc est – ainsi que par un bombardement intensif naval et aérien.



Au cours de cette première journée, 133.000 soldats (dont 75.000 britanniques et canadiens et 58.000 américains) furent débarqués sur les plages devant une résistance farouche et 23.000 autres (dont 8.000 britanniques) atterrirent en parachute ou en planeur ; les forces navales et aériennes de soutien comptaient des éléments de toutes les Armées du Commonwealth ainsi que celles de France, de Tchécoslovaquie, de Grèce, des Pays-Bas, de Norvège et de Pologne. L’approvisionnement était assuré par deux ports artificiels remorqués d’Angleterre en caissons séparés.

Dès la mi-juin, les Alliés avaient pénétré bien avant vers l’intérieur sur un front de 100 kilomètres malgré une défense tenace favorisée par un terrain de bocages.

Insigne de la 1e division d'infanterie surnommée Big Red One. Grand Un Rouge
La Première Armée Américaine avait enlevé la plus grande partie de la presqu’île du Cotentin tandis que la Deuxième Armée Britannique, s’avançant vers le sud au départ de Bayeux, prenait place devant Caen, au nord et à l’est.

Le 19 juin, une violente tempête s’abattit, qui devait durer quatre jours, dispersant les convois, interrompant les déchargements et endommageant irrémédiablement l’un des deux ports artificiels. La crise qui en résulta fut cependant de courte durée. Le déchargement sur les plages, et par la suite au port de Cherbourg qui devait être capturé peu après, s’avéra plus efficace ; les réparations du port d’Arromanches furent terminées plus rapidement que prévues, tandis qu’à la mi-août, le carburant provenant d’Angleterre arrivait à Cherbourg par un oléoduc posé au fond de la mer. Pour la fin août, 2.000.000 d’hommes, 500.000 véhicules et 3.000.000 de tonnes d’approvisionnement avaient été débarqués, la plus grande partie ayant été transportée par la Marine Marchande.

Le revers causé par la tempête ralentit néanmoins la progression sur les deux flancs et donna aux Allemands le temps de renforcer les alentours de Caen qui ne fut pas complètement capturé avant le 18 juillet. Au cours des opérations autour de Caen, qui impliquaient la menace d’une percée vers paris, les troupes britanniques et canadiennes combattirent le gros des forces blindées allemandes, permettant ainsi aux Américains de nettoyer la presqu’île du Cotentin et de pousser vers le sud pour s’emparer de St Lô le18 juillet.

La percée débuta le 25 juillet. Les forces terrestres alliées se composant à ce moment de 38 divisions dont 22 américaines, 11 britanniques, 3 canadiennes, 1 française et 1 polonaise. Une partie de la Troisième Armée Américaine se dirigea vers le sud afin de s’emparer de la Bretagne tandis que la Deuxième Armée Britannique poussait en direction du sud en partant de Caumont. Le reste du Douzième Groupe d’Armée Américain pivota ensuite vers l’est pour enlever Laval et Domfront et, le 7 août, la Première Armée Canadienne (qui comprenait la division polonaise ainsi que trois divisions britanniques) attaqua vers le sud en direction de Falaise. Le même jour, les Allemands déclenchèrent une importante contre-offensive qui, malgré un succès initial, fut cependant contenue. Le 13 août, les Britanniques, les Canadiens et les Polonais au nord, les Américains à 30 kilomètres au sud, contenaient quinze divisions allemandes s’efforçant de se frayer un passage vers l’est par une issue qui devenait de plus en plus étroite (la « Brèche de Falaise »). La bataille se termina par la défaite des forces allemandes sans que celles-ci soient totalement anéanties.

Par la suite, les Allemands concentrèrent leurs efforts, et réussirent partiellement à évacuer les forces qui leurs restaient en traversant la Seine et en se repliant vers le nord. Les Américains progressaient vers le flanc droit – la Deuxième Division Blindée Française assurant la reddition de Paris le 25 août – tandis que la Deuxième Armée Britannique remontait au centre pour libérer Bruxelles le 3 septembre et Anvers le 4.
Sur le flanc gauche, la Première Armée Canadienne combattait en se frayant un chemin le long de la côte, investissant et enlevant les ports de la Manche, et traversèrent la frontière belge le 7 septembre

Le 15 août, sept divisions françaises et trois divisions américaines effectuèrent un second débarquement, cette fois sur la côte méditerranéenne. La retraite allemande qui s’ensuivit, remontant la vallée du Rhône, fut soumise à de sérieux harcèlements par la résistance française.

Les soldats du Commonwealth, tués en Normandie, y sont inhumés dans 18 cimetières ; ceux qui tombèrent après la percée reposent dans des cimetières situés sur le parcours de la progression. Les soldats du Commonwealth ne possédant pas de tombe connue sont commémorés sur le Mémorial de Bayeux, en face du Cimetière Militaire ; les marins et les aviateurs disparus figurent sur les monuments aux morts de leur port d’attache ou sur le mémorial des Forces Aériennes à Runnymede, en Angleterre.

De nombreux aviateurs et membres des Forces Spéciales sont enterrés, seuls ou par petits groupes, dans les cimetières de village de la campagne française, reposant dans des tombes entretenues avec un soin respectueux par les communes qui en ont la charge.



CIMMETIERE MILITAIRE DE FONTENAY-LE-PESNEL

Dans ce cimetière sont enterrés 455 soldats britanniques, 4 soldats canadiens, 1 aviateur britannique et 59 soldats allemands

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